Jérôme, lycée du soir année scolaire 2015-2016

La faible densité horaire jumelée à une exploitation judicieuse du temps de travail dévolu aux matières fondamentales me permit très rapidement de trouver mes marques et une aisance dans l’apprentissage que je n’avais jamais connu auparavant. Malgré mon décrochage précoce du système scolaire (les années passées jusqu’en terminale n’étaient alors qu’un simple apparat, je n’y avais que très peu appris, ou du moins le pensais-je) j’ai su très vite retrouver le fil de mes connaissances, les réorganiser et en assimiler de nouvelles, grâce aux effectifs réduits et à l’attention particulière des enseignants à l’égard de chacun des élèves.
(…) Si le format horaire du lycée du soir était particulièrement approprié à la liberté que je souhaitais conserver, et qui m’avait peut-être fait défaut lors de mon «premier lycée», sans doute la gratuité de la formule avait-elle également quelque chose de tout à fait attrayant. Je souhaitais alors être traité comme n’importe quel élève, et je ne voulais pas que le diplôme que j’allais préparer repose sur ma capacité à le financer. Enfin, c’est surtout la mesure humaine de cette institution qui constitua, à mes yeux, la clef de la réussite. Tout au long de ce cursus, mes enseignants furent à l’écoute de mes difficultés et de mes projets éventuels, et m’aidèrent à opérer un tri nécessaire.
Mes résultats très satisfaisants de l’épreuve du baccalauréat et mon insertion, sans la moindre difficulté, dans le milieu universitaire ne sont encore que les témoins les plus explicites de la pertinence de ce cursus et de son importance, voire de sa nécessité à offrir une seconde chance aux jeunes (et moins jeunes) souhaitant se réinvestir dans le système scolaire et leur permettre un avenir universitaire ou professionnel.